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SÉCURITÉ - Soupçonné de radicalisation à cause de la diffusion d'une vidéo, un policier a été écarté de ses missions de protection au sein du Service de la protection (SDLP). L'intéressé et plusieurs de ses collègues démentent catégoriquement.
- La rédaction de LCI

Au premier abord, l'affaire semble aussi grave que symbolique : un policier du Service de la protection (SDLP), chargé notamment de protéger le directeur de Charlie Hebdo, Riss, a été suspendu de certaines de ses missions pour des soupçons de radicalisation. Mais plusieurs policiers ont fait savoir mardi à Reuters que leur collègue, par ailleurs moniteur de tir, était accusé à tort. L'avocat de ce dernier fait quant à lui savoir que son client va porter plainte pour diffamation.


"Il y a eu une atteinte à son honneur et sa considération", a indiqué son avocat à Reuters. "S'il y a vraiment quelqu'un au-dessus de tout soupçon de radicalisation, c'est bien lui. Mon client nie de la façon la plus ferme toutes les affirmations concernant une prétendue radicalisation et il entend faire valoir ses droits."

Les policiers du SDLP font l'objet d'une enquête de la DGSI pour obtenir une habilitation secret-défense

Après avoir été chargé pendant 7 ans de la protection de l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, ce policier d'une quarantaine d'années assurait la protection de Riss depuis une dizaine de mois quand il s'est vu refuser son habilitation au secret-défense par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) début octobre. Jusqu'ici, il était jugé irréprochable et très bien noté par sa hiérarchie, selon nos informations.


Tous les officiers de sécurité qui protègent des ministres ou des personnalités sensibles, comme Riss, doivent en effet avoir cette habilitation secret défense, désormais. C'est pourquoi le SDLP a fait appel à la DGSI pour vérifier les profils de certains de ses officiers de sécurité, afin qu’ils puissent tous obtenir cette habilitation.


C'est dans le cadre de cette vérification que l'officier chargé de la protection de Riss aurait été signalé, car il aurait diffusé sur un réseau social une vidéo montrant des combattants tirant à la kalachnikov et se terminant par un chant religieux. Selon les sources interrogées par Reuters, ce moniteur de tir entendait juste montrer aux collègues auxquels il avait adressé cette vidéo les erreurs commises par ces combattants dans la manipulation de l'arme favorite des djihadistes.

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VIDÉO - Fiche S : comment reconnaître une personne radicalisée ?

Excès de précaution ou pas, le policier n'a donc pas obtenu pour l'instant son habilitation secret-défense et s'est vu retirer ses missions qui nécessitaient cette habilitation. Il reste intégré au SDLP et n'a pas été suspendu, mais mis en congé en attendant sa mutation dans un autre service, indiquent les mêmes sources de Reuters. L'officier "ne souhaite pas être affecté à un autre service que celui pour lequel il travaille depuis 2009", répond son avocat, qui ajoute que cette procédure "ne fait pas de lui quelqu'un de radicalisé" et que son "passé professionnel (...) démontre tout le contraire."


Interrogé par France Inter mardi matin, le procureur de la République de Paris, François Molins, qui quitte ses fonctions

après sept ans passés à ce poste, a convenu que le risque de radicalisation existe aussi dans la police , mais dit n'avoir eu vent des doutes émis par la DGSI sur ce policier que par la presse : "J'ai été aussi étonné que vous, je n'en sais pas plus", a-t-il déclaré.

La rédaction de LCI

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